- Vous êtes témoin d’un malaise dans la rue. Quel numéro composez-vous en priorité ?
Réponse : Le 15, le SAMU. Le 15 met en relation avec un médecin régulateur, qui décide des moyens à envoyer et vous guide au téléphone. Depuis un portable, le 112 aboutit au même endroit.
- Une personne s’étouffe mais tousse fortement. Que faites-vous ?
Réponse : Vous l’encouragez à tousser et vous la surveillez. Tant que la personne tousse, l’obstruction est partielle et la toux est plus efficace que n’importe quel geste. Intervenir risquerait d’enfoncer le corps étranger.
- Un bébé de six mois s’étouffe et ne peut plus émettre de son. Après les claques dans le dos, où comprimez-vous ?
Réponse : Sur la poitrine. Chez le nourrisson, les compressions se font au niveau thoracique. Les compressions abdominales sont proscrites à cet âge : elles peuvent provoquer des lésions internes graves.
- Une plaie à la jambe saigne abondamment. Quel est votre premier geste ?
Réponse : Comprimer directement l’endroit qui saigne. C’est la compression qui arrête l’hémorragie, pas le pansement. Le garrot ne vient qu’en second, si la compression est inefficace ou impossible.
- Une personne ne répond pas mais respire normalement. Comment l’installez-vous ?
Réponse : Sur le côté, en position latérale de sécurité. Sur le dos, une personne inconsciente risque d’étouffer avec sa langue ou ce qu’elle régurgite. La position latérale libère les voies aériennes en attendant les secours.
- Une personne est inconsciente et sa respiration est bruyante et irrégulière. Que concluez-vous ?
Réponse : C’est un arrêt cardiaque : je commence la réanimation. Une respiration anormale, dite agonique, doit être considérée comme un arrêt cardiaque. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse : elle fait perdre les minutes qui comptent.
- Un défibrillateur vous est apporté. Que faites-vous ?
Réponse : Je l’allume et je suis ses instructions vocales. L’appareil analyse seul le rythme cardiaque et ne délivre un choc que s’il est nécessaire. Il est impossible de se tromper en l’utilisant, y compris sur un enfant.
- Un enfant de six ans est en arrêt cardiaque. Quel est le rythme de la réanimation ?
Réponse : 15 compressions pour 2 insufflations. Chez l’enfant et le nourrisson, c’est 15 pour 2, contre 30 pour 2 chez l’adulte. Les cinq insufflations initiales, enseignées jusqu’en 2026, ne figurent plus dans le référentiel : la réanimation débute par les compressions à tout âge.
- Un proche a le visage déformé d’un côté et n’arrive plus à lever un bras. Cela dure depuis deux minutes.
Réponse : J’appelle le 15 immédiatement. Ce sont des signes d’accident vasculaire cérébral. L’apparition d’un seul d’entre eux impose une alerte immédiate, même s’il ne dure que quelques secondes.
- Une personne se brûle l’avant-bras en cuisinant : une simple rougeur. Combien de temps arrosez-vous ?
Réponse : Au moins 10 minutes, puis jusqu’à disparition de la douleur. L’eau tempérée à faible pression limite la profondeur de la brûlure : au moins 10 minutes, idéalement 20. Pour une brûlure simple, le référentiel 2026 précise que l’on poursuit le refroidissement jusqu’à disparition de la douleur. Commencer l’arrosage plus de trente minutes après n’a en revanche plus d’intérêt.
- Un vêtement adhère à la peau brûlée. Que faites-vous ?
Réponse : Je le laisse en place et j’arrose par-dessus. On retire les vêtements et les bijoux près de la brûlure, mais seulement s’ils n’adhèrent pas à la peau. Ce qui colle emporterait la peau avec lui.
- Avant de porter secours sur la voie publique, quelle est votre première action ?
Réponse : Supprimer le danger, ou m’en protéger. Un sauveteur blessé devient une victime de plus, et personne ne porte plus secours. La protection précède toujours l’examen et l’alerte.