Jamais de compression sur le ventre d’un bébé
Chez le nourrisson, les compressions se font sur la poitrine. La manœuvre abdominale que l’on connaît pour l’adulte est proscrite à cet âge : elle peut provoquer des lésions internes graves.
On ne comprime jamais le ventre d’un nourrisson. La réanimation d’un enfant ne suit pas le rythme de celle d’un adulte. Et une fausse route se joue en quelques dizaines de secondes, avant l’arrivée de qui que ce soit.
Cette page est faite pour les parents, les futurs parents, les grands-parents et ceux qui gardent des enfants. Elle ne vous apprendra pas les gestes — ça ne s’apprend pas en lisant. Elle vous dit ce qui se joue, et ce que vous pouvez y changer.
Ce que disent les chiffres
Les accidents de la vie courante — chute, étouffement, brûlure, noyade — sont la première cause de mortalité des enfants de 1 à 14 ans en France. Devant la maladie, devant tout le reste.
Deux choses se lisent entre ces lignes. La première : ces accidents arrivent chez soi, dans les gestes ordinaires d’une journée ordinaire. La seconde : plus l’enfant est petit, plus c’est grave — avant un an, un passage aux urgences débouche sur une hospitalisation deux fois plus souvent qu’ensuite.
Personne ne se forme pendant l’urgence. C’est précisément pour ça qu’on se forme avant — pendant la grossesse, ou dans les premiers mois, quand on a encore le temps d’y penser.
Source : Santé publique France, enquête permanente sur les accidents de la vie courante (EPAC), 2014-2018.
Ce qui change
Ce qu’on sait faire sur un adulte ne se transpose pas à un enfant. Son corps réagit autrement, et certains gestes qui sauvent un adulte peuvent le blesser. C’est pourtant ce que fait la plupart des gens, faute d’avoir appris la différence.
Chez le nourrisson, les compressions se font sur la poitrine. La manœuvre abdominale que l’on connaît pour l’adulte est proscrite à cet âge : elle peut provoquer des lésions internes graves.
Chez l’enfant et le nourrisson, la réanimation se fait à 15 compressions pour 2 insufflations, contre 30 pour 2 chez l’adulte. Une différence qui n’a l’air de rien, et qui change tout.
Chez l’adulte, le cœur s’arrête d’abord. Chez l’enfant, c’est l’oxygène qui manque en premier — noyade, étouffement, crise d’asthme. Les insufflations comptent donc davantage.
Les conduites à tenir
Ces fiches reprennent la conduite à tenir officielle, sans la travestir. Lisez-les — mais lisez aussi ce qu’elles disent toutes à la fin : un texte ne met pas les gestes dans vos mains.
Un bébé s’étouffe : que faire ? Chez un nourrisson, les gestes ne sont pas ceux de l’adulte. Comprimer le ventre d’un bébé peut le blesser gravement : c’est la poitrine qu’on comprime, et jamais avant d’avoir essayé les claques dans le dos. Lire la conduite à tenir →
Arrêt cardiaque chez un enfant ou un bébé : que faire ? Chez l’enfant, l’arrêt cardiaque vient presque toujours d’un manque d’oxygène, pas du cœur. Les insufflations comptent donc davantage que chez l’adulte, et le rythme n’est pas le même : quinze compressions pour deux insufflations. Lire la conduite à tenir → La formation
Le PSC — anciennement PSC1 — traite les trois âges : adulte, enfant, nourrisson. Vous vous entraînez sur des mannequins bébé et enfant, pas seulement adulte, et l’essentiel de la journée se passe en mise en situation.
Nous préférons le dire. Ce que le PSC couvre, il le couvre entièrement — et rien d’autre.
Notre équipe
Des formateurs qui tiennent les postes de secours le reste de l’année. Cliquez sur un visage pour lire son parcours.
Ce qui nous distingue
Nous sommes une association de secours qui forme, pas un organisme de formation qui parle de secours. La nuance se voit dès la première mise en situation.
Nos formateurs tiennent les postes de secours entre deux sessions, et l’association est mobilisée sur les crises majeures du département : crise du Covid, tempête Alex, exercices ORSEC-NOVI de secours à nombreuses victimes. Les gestes qu’ils vous montrent, ils les ont faits — pas lus.
UTMB, Ironman, Tour de France, concerts, marchés de Noël : le terrain alimente en permanence nos exemples de formation.
Créée en 2008 et agréée sécurité civile, l’association porte secours toute l’année. La formation prolonge cette mission, elle ne la résume pas.
Vous formez avec l’équipe que vous pouvez rejoindre ensuite. Beaucoup de nos bénévoles ont commencé comme stagiaires.
Questions fréquentes
Le PSC est accessible dès 10 ans, sans aucun prérequis. Beaucoup de parents viennent pendant la grossesse ou dans les premiers mois : c’est le bon moment, avant d’en avoir besoin.
Il traite les trois âges. L’étouffement du nourrisson, la réanimation de l’enfant et celle du bébé font partie du programme officiel, et vous vous entraînez sur des mannequins nourrisson et enfant, pas seulement adulte.
C’est ce que nous conseillons. Une urgence à la maison mobilise les deux personnes présentes : l’une agit, l’autre appelle le 15 et guide les secours. Se former ensemble évite d’avoir un sachant et un spectateur.
Oui. Crèche, école, association de parents, comité d’entreprise : dès qu’un groupe est constitué, nous venons dans vos locaux, partout dans les Alpes-Maritimes.
Le PSC dure 7 heures, en une journée, et coûte 50 €. Il n’y a pas d’examen : la validation se fait en continu, sur les mises en situation.
Personne ne se forme pendant l’urgence.
Association agréée sécurité civileCertifiée Qualiopi · Affiliée FFSS
Je suis là pour vous orienter