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Dès 10 ans 7 heures en une journée 50 €

Sur un bébé,
les gestes ne sont pas les mêmes

On ne comprime jamais le ventre d’un nourrisson. La réanimation d’un enfant ne suit pas le rythme de celle d’un adulte. Et une fausse route se joue en quelques dizaines de secondes, avant l’arrivée de qui que ce soit.

Cette page est faite pour les parents, les futurs parents, les grands-parents et ceux qui gardent des enfants. Elle ne vous apprendra pas les gestes — ça ne s’apprend pas en lisant. Elle vous dit ce qui se joue, et ce que vous pouvez y changer.

Ce que disent les chiffres

Ce n’est pas une peur de parent, c’est la première cause

Les accidents de la vie courante — chute, étouffement, brûlure, noyade — sont la première cause de mortalité des enfants de 1 à 14 ans en France. Devant la maladie, devant tout le reste.

  • 200+ décès par an chez les moins de 15 ans, par accident de la vie courante
  • 1re cause de mortalité chez les enfants de 1 à 14 ans
  • 2,4 M recours aux soins chaque année, chez les moins de 15 ans
  • 11 % d’hospitalisation après un passage aux urgences avant 1 an, contre 4 à 6 % ensuite

Deux choses se lisent entre ces lignes. La première : ces accidents arrivent chez soi, dans les gestes ordinaires d’une journée ordinaire. La seconde : plus l’enfant est petit, plus c’est grave — avant un an, un passage aux urgences débouche sur une hospitalisation deux fois plus souvent qu’ensuite.

Personne ne se forme pendant l’urgence. C’est précisément pour ça qu’on se forme avant — pendant la grossesse, ou dans les premiers mois, quand on a encore le temps d’y penser.

Source : Santé publique France, enquête permanente sur les accidents de la vie courante (EPAC), 2014-2018.

Ce qui change

Trois différences que personne ne devine

Ce qu’on sait faire sur un adulte ne se transpose pas à un enfant. Son corps réagit autrement, et certains gestes qui sauvent un adulte peuvent le blesser. C’est pourtant ce que fait la plupart des gens, faute d’avoir appris la différence.

01

Jamais de compression sur le ventre d’un bébé

Chez le nourrisson, les compressions se font sur la poitrine. La manœuvre abdominale que l’on connaît pour l’adulte est proscrite à cet âge : elle peut provoquer des lésions internes graves.

02

Le rythme n’est pas le même

Chez l’enfant et le nourrisson, la réanimation se fait à 15 compressions pour 2 insufflations, contre 30 pour 2 chez l’adulte. Une différence qui n’a l’air de rien, et qui change tout.

03

La cause est presque toujours respiratoire

Chez l’adulte, le cœur s’arrête d’abord. Chez l’enfant, c’est l’oxygène qui manque en premier — noyade, étouffement, crise d’asthme. Les insufflations comptent donc davantage.

Si vous avez été formé avant juillet 2026, vous avez appris à commencer la réanimation d’un enfant par cinq insufflations. Ce n’est plus la conduite à tenir : le référentiel 2026 fait débuter la réanimation par les compressions, à tout âge.

La formation

Une journée, et vous ne regardez plus votre enfant pareil

Le PSC — anciennement PSC1 — traite les trois âges : adulte, enfant, nourrisson. Vous vous entraînez sur des mannequins bébé et enfant, pas seulement adulte, et l’essentiel de la journée se passe en mise en situation.

Ce que vous saurez faire

  • Désobstruer les voies aériennes d’un nourrisson qui s’étouffe
  • Réanimer un enfant, avec le bon rythme et la bonne profondeur
  • Reconnaître une perte de connaissance et installer l’enfant
  • Arrêter une hémorragie, refroidir une brûlure
  • Alerter le 15 en donnant les bonnes informations, du premier coup

Ce que le PSC n’est pas

  • Un cours de puériculture : ni sommeil, ni alimentation, ni développement
  • Une consultation médicale : il ne remplace pas votre pédiatre
  • Un diplôme professionnel : c’est une formation de citoyen

Nous préférons le dire. Ce que le PSC couvre, il le couvre entièrement — et rien d’autre.

Notre équipe

Qui vous formera

Des formateurs qui tiennent les postes de secours le reste de l’année. Cliquez sur un visage pour lire son parcours.

Voir toute l’équipe
Anthony en tenue Secours FFSS, bras croisés, devant le véhicule de premiers secours sur la Promenade des Anglais.

Anthony Del Aguila

Responsable en sécurité privée

À Secourisme Pour Tous depuis 2019

Ses rôles dans l’associationFormateurChef de posteChef d’équipeÉquipier secouristeSecouriste

Dans la vraie vie

Dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un d’assez simple. En dehors du secourisme et du bénévolat, j’ai ma vie professionnelle et personnelle comme tout le monde. Mais je garde toujours ce côté humain et cette envie d’aider les autres.

Le secourisme prend une place importante dans ma vie, mais ce n’est pas toute ma personnalité. J’aime aussi profiter de mes proches, avoir des moments pour moi et découvrir de nouvelles choses.

Finalement, je dirais que le secourisme fait partie de moi sans me définir entièrement. C’est un engagement qui m’apporte beaucoup et qui a forcément influencé la personne que je suis aujourd’hui.

Ce qui m’a amené au secourisme

C’est avant tout mon parcours personnel. Au collège, j’ai vécu pendant deux années une période de harcèlement physique et moral qui m’a profondément marqué.

J’ai également été victime de l’attentat du 14 juillet 2016, un événement qui a lui aussi eu un impact important sur ma vie.

Ces deux expériences m’ont énormément marqué et m’ont progressivement orienté vers les métiers de la protection, du secours et de l’assistance aux personnes. Aujourd’hui, le secourisme représente pour moi une manière d’être utile aux autres, de porter assistance aux personnes dans des moments difficiles et de transformer ces expériences personnelles en une motivation pour aider et protéger.

Ce qui m’a surpris au début

Au début, ce qui m’a le plus surpris, c’est que le secourisme ne se résume pas seulement aux gestes techniques et aux interventions. J’imaginais surtout qu’il fallait savoir réagir rapidement face à une situation d’urgence.

Avec le temps, j’ai découvert que l’aspect humain était tout aussi important : savoir écouter, rassurer une personne, communiquer avec elle et garder son calme, même dans des situations parfois stressantes.

J’ai également été surpris par l’importance du travail en équipe. On apprend à faire confiance aux autres, à communiquer efficacement et à chacun trouver sa place. C’est quelque chose que je n’avais pas forcément imaginé au départ et qui m’a beaucoup plu.

Ce que le terrain change dans ma façon d’enseigner

Le terrain change beaucoup ma façon d’enseigner, parce qu’il me permet de transmettre des situations que j’ai réellement vécues et de montrer que le secourisme ne se limite pas à apprendre des gestes par cœur.

Je peux davantage insister sur les réflexes, la communication, la gestion du stress et l’adaptation à chaque situation. Sur le terrain, on se rend compte que chaque victime et chaque intervention sont différentes, et qu’il faut savoir s’adapter tout en respectant les procédures.

Mon expérience du terrain me permet donc de rendre mes formations plus concrètes et réalistes, mais surtout de transmettre l’importance de rester humain, calme et rassurant face à une personne en difficulté.

Ce qui me fait revenir

C’est avant tout le sentiment d’être utile aux autres. J’aime pouvoir apporter mon aide à une personne qui en a besoin, parfois dans des moments qui peuvent être difficiles pour elle.

C’est aussi l’esprit d’équipe, le fait de pouvoir compter les uns sur les autres et de vivre des expériences humaines fortes. Enfin, chaque intervention ou chaque formation me permet d’apprendre, de progresser et de me sentir davantage à ma place dans ce milieu.

Ce que je dirais à quelqu’un qui hésite

À quelqu’un qui hésite à se former, je lui dirais de ne pas attendre d’être confronté à une situation d’urgence pour se demander s’il aurait pu aider. Une formation de premiers secours donne des connaissances et des réflexes qui peuvent réellement faire la différence. On peut tous être un jour témoin d’un malaise, d’un accident ou d’une situation où quelqu’un a besoin d’aide.

À quelqu’un qui hésite à devenir bénévole, je lui dirais d’essayer. Le bénévolat demande du temps et de l’investissement, mais il apporte énormément sur le plan humain. On apprend à travailler en équipe, à prendre des responsabilités, à gérer des situations différentes et surtout à se sentir utile.

Pour moi, il ne faut pas forcément se sentir prêt à 100 % avant de commencer. On apprend justement en se formant, en pratiquant et en vivant des expériences avec les autres. Si on a envie d’aider et de donner un peu de son temps, c’est déjà une très bonne raison de se lancer.

Raphael en tenue Secours FFSS, en salle, face à deux chefs de dispositif pendant une formation.

Raphael Radier

Infirmier coordinateur au conseil départemental

À Secourisme Pour Tous depuis 2019

Ses rôles dans l’associationFormateurMembre du bureauChef de posteChef d’équipeÉquipier secouristeSecouriste

Dans la vraie vie

Je suis infirmier coordinateur médico-social au conseil départemental, après avoir passé vingt ans aux urgences.

Ce qui m’a amené au secourisme

L’armée.

Ce qui m’a surpris au début

Le nombre de passionnés bienveillants.

Ce que le terrain change dans ma façon d’enseigner

Une expérience plus complète, qui est un avantage lors de l’enseignement du secourisme.

Ce qui me fait revenir

La passion.

Ce que je dirais à quelqu’un qui hésite

Venez, n’ayez pas peur : on vous accueillera, accompagnera, et vous rencontrerez des gens formidables.

Ce qui nous distingue

Une association, pas un organisme de plus

Nous sommes une association de secours qui forme, pas un organisme de formation qui parle de secours. La nuance se voit dès la première mise en situation.

Ils enseignent ce qu’ils pratiquent

Nos formateurs tiennent les postes de secours entre deux sessions, et l’association est mobilisée sur les crises majeures du département : crise du Covid, tempête Alex, exercices ORSEC-NOVI de secours à nombreuses victimes. Les gestes qu’ils vous montrent, ils les ont faits — pas lus.

270+ dispositifs par an

UTMB, Ironman, Tour de France, concerts, marchés de Noël : le terrain alimente en permanence nos exemples de formation.

Pas seulement un organisme de formation

Créée en 2008 et agréée sécurité civile, l’association porte secours toute l’année. La formation prolonge cette mission, elle ne la résume pas.

70+ secouristes dans nos rangs

Vous formez avec l’équipe que vous pouvez rejoindre ensuite. Beaucoup de nos bénévoles ont commencé comme stagiaires.

Deux secouristes de l'association, sac d'intervention au dos, rejoignant le véhicule de premiers secours en fin de dispositif.
Fin de dispositif — les mêmes qui animent nos sessions.

Questions fréquentes

Ce que les parents nous demandent

À partir de quel âge peut-on se former aux premiers secours pédiatriques ?

Le PSC est accessible dès 10 ans, sans aucun prérequis. Beaucoup de parents viennent pendant la grossesse ou dans les premiers mois : c’est le bon moment, avant d’en avoir besoin.

Le PSC traite-t-il vraiment les bébés, ou seulement les adultes ?

Il traite les trois âges. L’étouffement du nourrisson, la réanimation de l’enfant et celle du bébé font partie du programme officiel, et vous vous entraînez sur des mannequins nourrisson et enfant, pas seulement adulte.

Faut-il venir à deux, avec l’autre parent ?

C’est ce que nous conseillons. Une urgence à la maison mobilise les deux personnes présentes : l’une agit, l’autre appelle le 15 et guide les secours. Se former ensemble évite d’avoir un sachant et un spectateur.

Peut-on organiser une session pour un groupe de parents ?

Oui. Crèche, école, association de parents, comité d’entreprise : dès qu’un groupe est constitué, nous venons dans vos locaux, partout dans les Alpes-Maritimes.

Combien de temps et combien ça coûte ?

Le PSC dure 7 heures, en une journée, et coûte 50 €. Il n’y a pas d’examen : la validation se fait en continu, sur les mises en situation.

Le meilleur moment, c’est avant

Personne ne se forme pendant l’urgence.

  • 7 heures en une journée
  • 50 € tout compris
  • Dès 10 ans parents, ados, grands-parents
  • Aucun prérequis on part de zéro